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Acheter et emprunter · 4 min de lecture

Prêt immobilier en CDD, en intérim ou en indépendant : ce que la banque regarde

Mis à jour le 18 octobre 2026

La réponse en bref

Aucune loi n'interdit d'emprunter pour un logement quand on est en contrat à durée déterminée (CDD), intérimaire ou indépendant. La banque doit seulement vérifier que vous pourrez rembourser. Elle regarde donc surtout la régularité de vos revenus sur plusieurs années, votre apport et la tenue de vos comptes. Un dossier bien préparé compense en partie l'absence de contrat à durée indéterminée (CDI).

Peut‑on obtenir un prêt immobilier sans CDI ?

Oui. Aucun texte n'exige un CDI. Avant de prêter, la banque doit évaluer votre solvabilité, c'est-à-dire votre capacité à rembourser. Elle tient compte de vos revenus, de votre épargne, de vos dépenses et de vos dettes.

Elle doit aussi vérifier que vos mensualités de crédit, assurance comprise, ne dépassent pas 35 % de vos revenus. Cette règle vaut pour tout le monde, salarié ou non.

Ce qui change sans CDI, c'est la façon dont la banque lit vos revenus. Elle cherche à savoir s'ils vont durer. Chaque banque applique ses propres critères : un refus dans une banque ne veut pas dire un refus partout.

Ce que la banque regarde selon votre statut

La question est toujours la même : vos revenus sont‑ils réguliers ? Mais les preuves diffèrent.

SituationCe qui rassure la banquePièces à préparer
CDDPlusieurs contrats qui se suivent, dans le même métier ou chez le même employeurContrats, bulletins de paie, avis d'imposition
IntérimDes missions régulières sur plusieurs années, peu de coupuresRelevés de missions, bulletins, avis d'imposition
Indépendant, commerçant, artisanUne activité ancienne, un revenu stable ou en hausseAvis d'imposition, bilans ou déclarations de chiffre d'affaires
Profession libéraleUne clientèle installée, des revenus suivisAvis d'imposition, déclarations professionnelles
Couple avec un CDI et un autre statutLe revenu en CDI sécurise le foyerLes pièces de chacun

Pour un indépendant, la banque regarde en général le revenu imposable, pas le chiffre d'affaires. Une année exceptionnelle compte moins qu'une moyenne sur plusieurs années.

Comment préparer un dossier solide ?

Montrez la durée, la régularité et votre capacité à épargner.

  1. Rassemblez vos revenus sur plusieurs années. Avis d'imposition, contrats successifs, bilans. La continuité pèse plus qu'un bon mois.
  2. Calculez votre taux d'endettement avant le rendez‑vous. Il doit rester à 35 % ou moins avec le futur prêt. Le calcul du taux d'endettement le fait en deux minutes.
  3. Constituez un apport. Il réduit le montant à emprunter et montre que vous savez épargner.
  4. Soignez vos comptes. Évitez les découverts et les crédits à la consommation dans les mois qui précèdent la demande.
  5. Gardez une épargne de sécurité. Quelques mois de mensualités de côté rassurent sur les périodes sans contrat.
  6. Interrogez plusieurs banques. Comparez les offres sur leur taux annuel effectif global (TAEG), qui inclut l'assurance et les frais.

Exemple : Léa, infirmière en intérim depuis 5 ans, gagne en moyenne 2 600 € net par mois sur ses trois derniers avis d'imposition. Elle a 25 000 € d'apport et aucun autre crédit. Avec une mensualité de 880 €, son taux d'endettement est de 34 %. Son dossier montre des missions continues : il peut convaincre, même sans CDI.

Pour estimer le montant que vos revenus permettent d'emprunter, utilisez la capacité d'emprunt.

Et l'assurance emprunteur ?

Elle est accessible quel que soit votre contrat de travail. La banque peut exiger les garanties décès, invalidité et arrêt de travail. Elle fixe le niveau attendu, mais vous choisissez l'assureur.

Deux points diffèrent pour vous :

  • La garantie perte d'emploi est en général réservée aux salariés en CDI. Elle n'est pas obligatoire. Voyez l'assurance chômage d'un prêt immobilier.
  • La garantie arrêt de travail d'un indépendant mérite une lecture attentive : franchise, mode de calcul de l'indemnité, métiers exclus.

Les cas particuliers

  • Fin de période d'essai proche. Si un CDI démarre, attendre la fin de la période d'essai renforce nettement le dossier.
  • Indépendant depuis moins de deux ans. Le recul manque. Un apport plus élevé, une caution ou un co-emprunteur peuvent compenser.
  • Fonctionnaire contractuel. Des contrats successifs dans la fonction publique montrent une continuité appréciée.
  • Garantie du prêt. Une caution d'organisme peut être refusée pour certains profils. L'hypothèque reste possible : comparez dans caution, hypothèque ou PPD.
  • Investissement locatif. La banque peut retenir une partie des loyers attendus dans vos revenus, selon ses règles.

I Love Immo n'est ni une banque ni un courtier : nous ne distribuons pas de crédit.

À lire aussi : dossier de prêt immobilier : les pièces à fournir, règles du HCSF : 35 % d'endettement et 25 ans, refus de prêt immobilier : raisons et recours.

Ce qu'il faut retenir

  • Un prêt immobilier est possible en CDD, en intérim ou en indépendant : aucune loi ne l'interdit.
  • La banque juge la régularité de vos revenus sur plusieurs années.
  • Vos mensualités doivent rester à 35 % de vos revenus ou moins, comme pour tous.
  • Apport, comptes tenus et épargne de sécurité renforcent le dossier.
  • Comparez plusieurs banques : leurs critères ne sont pas les mêmes.

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Questions fréquentes

Un couple avec un CDI et un CDD peut‑il emprunter ?

Oui. La banque regarde les revenus du foyer. Le salaire en CDI rassure, et les revenus en CDD comptent d'autant plus qu'ils sont réguliers depuis plusieurs années. Montrez l'historique complet des contrats du conjoint en CDD.

Combien d'années de bilans faut‑il pour un indépendant ?

Aucune règle légale ne le fixe : chaque banque a ses critères. Plus vous montrez d'années d'activité, plus vos revenus paraissent stables. Préparez vos derniers avis d'imposition et, si vous êtes en société, vos derniers bilans.

Un courtier est‑il utile quand on est indépendant ?

Il peut l'être, car il connaît les banques qui acceptent ce type de profil. Il n'est pas obligatoire. S'il vous fait payer, ses honoraires entrent dans le coût du crédit et dans son TAEG.

Rédaction : L'équipe éditoriale I Love Immo · sources vérifiées le 18 octobre 2026Voir plus

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Sources officielles (3)vérifiées le 18 octobre 2026

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