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Louer · 4 min de lecture

Sous-location d'un local professionnel ou commercial : ce que le bail permet, ce que le propriétaire doit accepter

Mis à jour le 19 octobre 2026

La réponse en bref

Sous-louer un local professionnel, c'est en relouer tout ou partie à un tiers, alors qu'on est soi-même locataire. Dans un bail commercial, c'est interdit sauf clause du bail ou accord du propriétaire, qui doit être invité à participer à l'acte (Code de commerce, article L145-31). Dans un bail professionnel, la sous-location est permise si le contrat ne l'interdit pas, à condition d'en informer le bailleur par écrit. Dans tous les cas, le locataire principal reste responsable envers le propriétaire.

Bail professionnel, bail commercial : la règle n'est pas la même

Commencez par regarder quel bail a été signé. La règle de départ change tout.

PointBail professionnelBail commercial
PrincipeSous-location permise, sauf interdiction dans le bailSous-location interdite, sauf clause ou accord du bailleur
Information du bailleurPar écritPar lettre recommandée ou acte de commissaire de justice
Participation du bailleur au contratNon prévueLe bailleur est appelé à concourir à l'acte
Sous-loyer plus élevé que le loyerPas de règle propreLe bailleur peut demander une hausse du loyer principal
Bail mixte (habitation et travail)Sous-location interditeSans objet

Le bail professionnel concerne surtout les professions libérales : médecin, avocat, architecte, consultant. Ses règles générales sont expliquées dans le bail professionnel. Le bail commercial vise les commerçants et les artisans : voyez le bail commercial 3-6-9.

Pour un logement loué à un particulier, la règle est encore différente. Elle est traitée dans la sous-location d'un logement.

Sous-louer un bureau ou un cabinet : ce que dit le bail professionnel

Le Code civil pose un principe ancien : le locataire peut sous-louer, sauf si le bail le lui interdit. Une clause d'interdiction s'applique strictement.

Si votre bail ne dit rien, votre locataire peut donc sous-louer. Il doit seulement vous prévenir par écrit. Le sous-locataire n'a aucun lien direct avec vous. Votre locataire continue de vous devoir le loyer, l'entretien et le respect du contrat.

Exemple. Mme Garnier loue à un cabinet d'architectes un plateau de bureaux de 120 m² à Nantes. Le bail ne parle pas de sous-location. Le cabinet sous-loue deux bureaux à une graphiste indépendante et en informe Mme Garnier par courrier. C'est régulier. Si la graphiste abîme la moquette, Mme Garnier se retourne contre le cabinet, pas contre elle.

Vous êtes propriétaire et vous voulez garder la main ? Écrivez-le dans le bail : interdiction totale, ou sous-location soumise à votre accord écrit.

Sous-louer un local commercial : les étapes imposées

Ici, tout part d'un interdit. Le locataire ne peut sous-louer que si le bail l'autorise ou si vous donnez votre accord. Ensuite, la loi impose une procédure.

  1. Le locataire vous informe de son projet par lettre recommandée avec avis de réception ou par acte de commissaire de justice, l'ancien huissier.
  2. Vous avez quinze jours, à partir de la réception, pour dire si vous participerez à l'acte de sous-location.
  3. Si vous refusez ou ne répondez pas, le locataire peut signer sans vous.
  4. Si le sous-loyer dépasse le loyer principal, vous pouvez demander une augmentation du loyer principal à due proportion.

Participer à l'acte vous permet de lire le contrat, de vérifier l'activité du sous-locataire et le montant du sous-loyer.

Ce que le contrat de sous-location doit prévoir

Un modèle trouvé en ligne ne suffit pas toujours. Le contrat doit coller au bail principal. Vérifiez au moins ces points :

  • l'accord du propriétaire, joint au contrat quand il est exigé ;
  • la partie du local sous-louée et les espaces partagés ;
  • l'activité autorisée, qui doit respecter la destination du bail principal ;
  • une durée qui ne dépasse pas celle du bail principal ;
  • le sous-loyer, les charges et leur paiement ;
  • l'assurance du sous-locataire ;
  • ce qui se passe si le bail principal prend fin.

Les cas particuliers

  • La domiciliation ou le bureau partagé. Prêter une adresse ou un poste de travail payant peut ressembler à une sous-location. Relisez votre bail avant d'accueillir quelqu'un.
  • Une société du même groupe. La mise à disposition du local à une autre société reste en principe une sous-location. Le bail doit la permettre.
  • La cession du bail. Céder, c'est transmettre le bail entier à un repreneur, souvent avec le fonds. C'est une autre opération : voyez la cession de bail.
  • Les diagnostics. Le local sous-loué doit avoir ses documents à jour. Voyez les diagnostics d'un local commercial.

I Love Immo n'est ni avocat ni notaire. Avant d'autoriser ou de signer une sous-location professionnelle, faites relire le bail et le projet de contrat par un avocat ou un notaire.

Ce qu'il faut retenir

  • Bail professionnel : sous-location permise si le bail ne l'interdit pas, avec information écrite du bailleur.
  • Bail commercial : sous-location interdite sauf clause ou accord, et le bailleur est invité à l'acte.
  • Le locataire principal reste responsable du loyer et du local envers le propriétaire.
  • Un sous-loyer plus élevé que le loyer peut justifier une hausse du loyer principal en bail commercial.
  • Le contrat de sous-location ne peut pas durer plus longtemps que le bail principal.

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Questions fréquentes

Un médecin peut‑il partager son cabinet avec un confrère qui lui verse une part du loyer ?

Oui, si son bail professionnel n'interdit pas la sous-location. Il doit vous en informer par écrit. Il reste seul tenu envers vous du loyer et de l'état du local, même si le confrère ne paie pas sa part.

Que risque un commerçant qui sous-loue sans accord ?

Dans un bail commercial, la sous-location non autorisée est une faute. Le propriétaire peut alors agir contre son locataire, par exemple en justice pour faire cesser la sous-location ou résilier le bail. Faites le point avec un avocat avant d'agir.

Le propriétaire peut‑il encaisser le sous-loyer directement ?

Non, en principe. Le sous-locataire paie le locataire principal, qui vous paie le loyer du bail. Le locataire principal reste seul tenu envers vous du loyer du bail.

Rédaction : L'équipe éditoriale I Love Immo · sources vérifiées le 19 octobre 2026Voir plus

Rédaction

L'équipe éditoriale I Love Immo

Nous rédigeons à partir des textes officiels, cités en bas de page, et republions chaque page quand une règle change.

Relecture

À faire vérifier par un avocat ou un professionnel avant de signer.

Sources vérifiées le 19 octobre 2026.

Règle : obligations, durées et seuils : tirés de nos règles versionnées, avec leurs textes et leur date. Explication de la rédaction : le reste du texte, rédigé par l'équipe à partir de ces règles. Ce n'est pas un avis juridique. Notre politique éditoriale

Sources officielles (3)vérifiées le 19 octobre 2026

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