Qui peut signer un bail mobilité ?
Seul un locataire dans l'une des situations prévues par la loi. Il doit s'y trouver à la date où le bail commence, qui peut être postérieure à la signature :
- une formation professionnelle ;
- des études supérieures ;
- un contrat d'apprentissage ;
- un stage ;
- un engagement de service civique ;
- une mutation professionnelle ;
- une mission temporaire dans le cadre de son travail.
Le locataire justifie sa situation par un document : convention de stage, contrat d'apprentissage, attestation de formation ou de mutation. Le bailleur ne peut exiger que les pièces d'une liste fixée par les textes.
Exemple. Claire, 24 ans, fait un stage de six mois à Nantes. Hélène lui loue un studio meublé en bail mobilité, de mars à août. Le bail indique le motif, le stage, et sa durée, six mois. Hélène ne demande pas de dépôt de garantie. Elle peut en revanche demander une caution, par exemple la garantie publique Visale.
Quelles sont les règles du contrat ?
Le bail mobilité se distingue du bail meublé classique sur plusieurs points :
| Point | Bail mobilité | Bail meublé classique |
|---|---|---|
| Durée | De 1 à 10 mois | 1 an au moins, ou 9 mois pour un étudiant |
| Renouvellement | Impossible | Reconduit chaque année, sauf congé |
| Dépôt de garantie | Interdit | 2 mois de loyer hors charges au plus |
| Révision du loyer | Interdite en cours de bail | Possible chaque année si le bail le prévoit |
| Charges | Forfait fixé au bail, sans régularisation | Provisions régularisées, ou forfait |
| Préavis du locataire | 1 mois, à tout moment | 1 mois |
| Solidarité entre colocataires | Interdite | Possible |
Le logement doit être décent et meublé, avec la liste minimale de mobilier d'une location meublée : literie, plaques de cuisson, réfrigérateur, vaisselle, table, sièges, luminaires… Un inventaire du mobilier est fait à l'entrée et à la sortie, avec l'état des lieux.
Le contrat est écrit. Il doit indiquer notamment sa durée, le motif qui donne droit au bail mobilité et la mention qu'il s'agit d'un bail mobilité régi par la loi de 1989. Il rappelle aussi que le bailleur ne peut exiger aucun dépôt de garantie.
Attention : si la durée, le motif ou cette mention manque, le contrat devient un bail meublé ordinaire. Il dure alors au moins un an, et le locataire bénéficie de toutes les protections de ce bail.
Les annexes sont les mêmes que pour une location : les diagnostics obligatoires, l'état des lieux et l'inventaire du mobilier. Voyez les diagnostics pour louer.
Comment se termine un bail mobilité ?
À la date prévue, sans formalité. Le bail prend fin de lui-même : vous n'avez pas de congé à donner. Le locataire n'a plus de titre pour occuper le logement.
Avant la date prévue, à l'initiative du locataire. Il peut partir à tout moment avec un mois de préavis. Il l'envoie par lettre recommandée avec avis de réception, par commissaire de justice ou par remise en main propre contre signature. Le loyer reste dû pendant le préavis, sauf si un autre locataire entre plus tôt avec votre accord. Notre lettre de préavis aide à le rédiger.
Le bailleur, lui, n'a pas de congé à donner avant le terme : la loi ne lui en prévoit pas. En cas de difficulté sérieuse avec le locataire, faites‑vous conseiller par une ADIL ou un avocat.
Si le locataire veut rester, vous pouvez signer un nouveau bail. Ce sera forcément un bail meublé classique, d'un an au moins.
Les cas particuliers
- Une résidence à vocation d'emploi. Ces résidences meublées accueillent des personnes en études, en formation, en mutation ou en mission. Depuis le 28 novembre 2025, la loi y permet un bail mobilité d'une semaine à 18 mois. Service-Public indique qu'un décret doit encore préciser l'application de cette règle.
- Une colocation. Elle est possible, avec un bail commun ou un bail par colocataire, mais sans clause de solidarité. Voyez la colocation.
- La sous-location. Le locataire en bail mobilité ne peut sous-louer qu'avec votre accord écrit. Voyez la sous-location.
- La vente du logement. Le bail continue avec le nouveau propriétaire, qui donne au locataire son nom et son adresse.
- Les aides au logement. Le locataire peut les demander s'il remplit les conditions. Il peut aussi demander une caution Visale, même s'il est étudiant.
Pour les autres contrats courts, et la différence avec un bail dit « précaire », voyez le bail dérogatoire et le bail précaire.
À lire aussi : louer de 1 à 10 mois.
Ce qu'il faut retenir
- Le bail mobilité est un meublé de 1 à 10 mois, réservé aux étudiants, stagiaires, apprentis, salariés mutés ou en mission.
- Pas de dépôt de garantie, pas de révision du loyer, pas de renouvellement.
- Le bail doit indiquer sa durée et le motif du locataire, sinon il devient un meublé classique.
- Le locataire peut partir à tout moment avec un mois de préavis.
- Les charges sont un forfait fixé au bail, sans régularisation.
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Les diagnostics de votre location
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Questions fréquentes
Peut‑on prolonger un bail mobilité au-delà de 10 mois ?
Non. Sa durée peut être modifiée une seule fois par avenant, sans dépasser 10 mois au total. Si le locataire reste ensuite avec votre accord, vous signez un nouveau bail, qui sera obligatoirement un bail meublé classique d'un an au moins, ou de neuf mois pour un étudiant.
Peut‑on louer un logement sur une plateforme de vacances avec un bail mobilité ?
Non, ce sont deux usages différents. Le bail mobilité est réservé à des locataires précis, comme un stagiaire ou un salarié en mission, qui justifient leur situation. Une location de quelques nuits à des vacanciers relève des règles du meublé de tourisme, avec ses propres déclarations.
Que se passe‑t‑il si le motif du locataire n'est pas écrit dans le bail ?
Le contrat n'est alors plus un bail mobilité. Il devient un bail meublé ordinaire, d'au moins un an, avec dépôt de garantie possible et renouvellement. Il en va de même si la durée ou la mention du bail mobilité manque. Le bailleur ne peut pas se prévaloir de sa propre erreur.
Rédaction : L'équipe éditoriale I Love Immo · sources vérifiées le 17 octobre 2026Voir plusVoir moins
Rédaction
L'équipe éditoriale I Love Immo
Nous rédigeons à partir des textes officiels, cités en bas de page, et republions chaque page quand une règle change.
Relecture
À faire vérifier par un avocat ou un professionnel avant de signer.
Sources vérifiées le 17 octobre 2026.
Règle : obligations, durées et seuils : tirés de nos règles versionnées, avec leurs textes et leur date. Explication de la rédaction : le reste du texte, rédigé par l'équipe à partir de ces règles. Ce n'est pas un avis juridique. Notre politique éditoriale
Sources officielles (5)vérifiées le 17 octobre 2026
- Article 25-12 de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 (définition et locataires du bail mobilité)Légifrance
- Article 25-13 de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 (contenu du contrat, mentions obligatoires)Légifrance
- Article 25-14 de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 (durée, version issue de la loi n° 2025-1129 du 26 novembre 2025)Légifrance
- Articles 25-15 à 25-18 de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 (congé, loyer, dépôt de garantie, charges)Légifrance
- Quelles sont les règles d'un bail mobilité ?Service-Public.fr
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Comment fixer le loyer et les charges ?
Le loyer est fixé librement, sauf dans les communes où l'encadrement des loyers s'applique : il y est plafonné comme pour un bail classique. En zone tendue, la hausse du loyer entre deux locataires est aussi limitée. Vérifiez votre commune avec l'outil d'encadrement des loyers.
Une fois signé, le loyer ne bouge plus jusqu'à la fin du bail. Aucune révision n'est possible.
Les charges sont payées sous forme d'un forfait versé avec le loyer. Son montant figure au bail et ne peut pas être régularisé ensuite. Il ne doit pas être manifestement disproportionné par rapport au dernier décompte des charges.