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Louer · 5 min de lecture

Loyer d'un local commercial : comment le fixer, le faire payer et le réviser

Mis à jour le 17 octobre 2026

La réponse en bref

Le loyer d'un local commercial se fixe librement entre le bailleur et le locataire à la signature du bail. Il ne dépend ni du loyer du locataire précédent, ni d'un barème officiel. Ensuite, il évolue par une révision tous les trois ans, plafonnée par un indice, ou par une clause d'indexation prévue au bail (code de commerce, articles L145-38 et L145-39). Depuis le 28 mai 2026, le locataire d'un commerce peut aussi exiger de payer son loyer chaque mois.

Comment fixer le loyer de départ ?

Le montant initial est libre. Pour ne pas vous tromper, regardez ce qui fait la valeur locative d'un local, c'est-à-dire son loyer de marché. La loi retient cinq éléments, qui servent plus tard en cas de litige :

  1. les caractéristiques du local : surface, emplacement dans l'immeuble, vitrine, accès pour le public ;
  2. la destination : les activités que le bail autorise ;
  3. les obligations de chacun : qui paie la taxe foncière, les charges, les travaux ;
  4. les facteurs locaux de commercialité : passage, commerces voisins, transports, stationnement ;
  5. les prix pratiqués dans le voisinage pour des locaux comparables.

Un bail « tous commerces », qui permet toute activité, justifie en principe un loyer plus élevé qu'un bail limité à une seule activité.

Aucun barème officiel au m² n'existe, ni pour les boutiques, ni pour les bureaux. Comparez des annonces de locaux semblables dans le même quartier. Un agent spécialisé dans l'immobilier d'entreprise peut aussi vous donner un avis.

Pas-de-porte, dépôt de garantie et TVA

Le pas-de-porte est un droit d'entrée versé au bailleur par le nouveau locataire d'un local vide. Il n'est pas obligatoire et n'est jamais rendu. Le bail doit dire s'il s'agit d'un supplément de loyer, le cas le plus fréquent, ou d'une indemnité. Ce choix change son imposition : demandez conseil avant de signer.

Le dépôt de garantie est facultatif. Pour un commerce, il est limité à un trimestre de loyer dans les baux signés depuis le 26 mai 2026. Voyez le dépôt de garantie d'un bail commercial.

La TVA dépend du local. Un local nu, sans équipement pour l'activité, est loué sans TVA, mais vous pouvez choisir d'y soumettre vos loyers. Un local équipé pour l'activité est loué avec une TVA à 20 %, sauf si vous bénéficiez de la franchise en base, une dispense pour les petites recettes. Ce choix vous engage : faites-le avec un expert-comptable.

Quand le locataire paie‑t‑il ?

Le bail fixe la date et le rythme du paiement. Beaucoup de baux prévoient un paiement par trimestre, au début de chaque trimestre.

Depuis le 28 mai 2026, le locataire d'un local de commerce ou d'artisanat peut exiger un paiement mensuel. Deux conditions : il doit être à jour de ses loyers et charges, sauf sommes qu'il conteste, et le local ne doit pas être un bureau ou un entrepôt. Le paiement mensuel commence à l'échéance suivant sa demande. Cette règle vaut aussi pour les baux en cours.

Aucun modèle officiel de quittance n'existe pour un local commercial. Une quittance claire indique la période, le loyer, les charges et, si vos loyers y sont soumis, la TVA.

Comment le loyer est‑il révisé ?

Deux mécanismes existent, auxquels s'ajoute depuis 2026 la clause « tunnel ». Le tableau les compare.

MécanismeQuandLimite
Révision triennaleSur demande, trois ans au moins après l'entrée du locataire ou la dernière révisionVariation de l'indice depuis la dernière fixation du loyer
Clause d'indexation (échelle mobile)Automatiquement, à la date prévue au bail, souvent chaque annéeSi le loyer a varié de plus d'un quart, chacun peut demander une révision au juge
Clause « tunnel », depuis le 28 mai 2026Avec l'indexation, dans les baux signés ou renouvelés depuis cette dateLa variation est limitée dans les mêmes proportions, à la hausse comme à la baisse

L'indice est celui des loyers commerciaux pour un commerce ou un artisan, et celui des activités tertiaires pour des bureaux. Le plafond de la révision triennale ne tombe que dans un cas rare. Il faut un changement des facteurs locaux de commercialité, qui a fait varier la valeur locative de plus de 10 %. Même alors, la hausse ne peut dépasser 10 % du loyer de l'année précédente, chaque année.

Le calcul pas à pas, la demande à envoyer et les exemples chiffrés sont dans la révision du loyer commercial.

Les cas particuliers

  • Le renouvellement du bail. Le loyer du bail renouvelé suit ses propres règles de plafonnement et de déplafonnement. Voyez le renouvellement du bail commercial.
  • Un désaccord sur la révision. La commission départementale de conciliation des baux commerciaux est gratuite et rend un avis en trois mois. Ensuite, le président du tribunal judiciaire tranche, avec un avocat obligatoire.
  • Une clause recette. Dans certains centres commerciaux, le loyer dépend en partie du chiffre d'affaires du locataire, avec une part fixe minimale.
  • Un bail professionnel. Le loyer est libre et ne se révise que si le contrat le prévoit. Voyez le bail professionnel.
  • L'impôt sur les loyers. Les loyers d'un local nu sont des revenus fonciers. Voyez investir dans un local commercial.

I Love Immo n'est ni avocat, ni expert-comptable. Pour fixer un loyer, rédiger une clause d'indexation ou choisir la TVA, faites‑vous accompagner par un avocat, un notaire ou un expert-comptable.

Ce qu'il faut retenir

  • Le loyer de départ d'un local commercial est libre : aucun barème officiel n'existe.
  • Il se révise tous les trois ans sur demande, ou chaque année si le bail prévoit une indexation.
  • La révision triennale est plafonnée par l'indice des loyers commerciaux, ou tertiaires pour les bureaux.
  • Depuis le 28 mai 2026, le locataire d'un commerce à jour de ses paiements peut exiger de payer chaque mois.
  • Le pas-de-porte et la TVA se décident à la signature : faites‑vous conseiller.

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Questions fréquentes

Peut‑on demander à un nouveau locataire plus que l'ancien loyer ?

Oui. Pour un nouveau bail, le loyer de départ est libre : vous n'êtes tenu ni par le loyer du locataire précédent, ni par des loyers de référence. Les limites ne jouent qu'ensuite, lors des révisions et du renouvellement du bail.

Existe‑t‑il un prix officiel au m² pour louer un bureau ou une boutique ?

Non. Aucun barème officiel ne fixe le loyer d'un local commercial ou de bureaux. Le loyer de départ est libre. Pour l'estimer, comparez des locaux semblables dans le même quartier, ou demandez un avis à un professionnel de l'immobilier d'entreprise.

Faut‑il remettre une quittance au locataire d'un local commercial ?

Aucun modèle officiel n'existe pour un local commercial. Prévoyez dans le bail l'envoi d'un avis d'échéance et d'une quittance. Indiquez-y la période, le loyer, les charges et, si vos loyers y sont soumis, la TVA.

Rédaction : L'équipe éditoriale I Love Immo · sources vérifiées le 17 octobre 2026Voir plus

Rédaction

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Nous rédigeons à partir des textes officiels, cités en bas de page, et republions chaque page quand une règle change.

Relecture

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Sources vérifiées le 17 octobre 2026.

Règle : obligations, durées et seuils : tirés de nos règles versionnées, avec leurs textes et leur date. Explication de la rédaction : le reste du texte, rédigé par l'équipe à partir de ces règles. Ce n'est pas un avis juridique. Notre politique éditoriale

Sources officielles (6)vérifiées le 17 octobre 2026

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